Il arrive à chacun d’entre nous de traverser des moments de fragilité, de commettre des erreurs dont on n’est pas fier. Dans ces instants, le besoin de se réconcilier avec Allah est profond, presque instinctif. L’islam offre à tout croyant une porte toujours ouverte : le tawbah, le repentir sincère, accompagné d’invocations pour obtenir le pardon en islam qui ont traversé les siècles sans jamais perdre leur force.
Ce n’est pas une démarche réservée aux savants ou aux plus pieux. C’est un chemin accessible à tous, à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit.
Allah est Al-Ghafour, le Très Pardonnant, et Al-Tawwab, Celui qui accueille sans cesse le repentir. Ces noms divins ne sont pas de simples titres — ils décrivent une réalité spirituelle que le croyant est invité à vivre pleinement.
Le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « Tous les fils d’Adam commettent des erreurs, et les meilleurs de ceux qui commettent des erreurs sont ceux qui se repentent. » (Tirmidhi)
Cette parole est d’une douceur extraordinaire. Elle ne minimise pas la faute, mais elle replace l’être humain dans sa véritable nature : faillible, oui, mais capable de se relever.
Parmi toutes les invocations pour obtenir le pardon en islam, le Prophète ﷺ en a désigné une comme étant la « maîtresse des demandes de pardon » :
اللَّهُمَّ أَنْتَ رَبِّي لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ، خَلَقْتَنِي وَأَنَا عَبْدُكَ، وَأَنَا عَلَى عَهْدِكَ وَوَعْدِكَ مَا اسْتَطَعْتُ، أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا صَنَعْتُ، أَبُوءُ لَكَ بِنِعْمَتِكَ عَلَيَّ، وَأَبُوءُ بِذَنْبِي فَأَغْفِرْ لِي، فَإِنَّهُ لَا يَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلَّا أَنْتَ
Allahumma anta rabbi la ilaha illa anta, khalaqtani wa ana abduka, wa ana ala ahdika wa wa’dika mastata’tu, a’udhu bika min sharri ma sana’tu, abu’u laka bini’matika alayya, wa abu’u bidhanbi faghfir li, fa innahu la yaghfiru al-dhunuba illa anta.
Traduction : « Ô Allah, Tu es mon Seigneur, il n’y a de divinité que Toi. Tu m’as créé et je suis Ton serviteur. Je m’en tiens à mon alliance avec Toi et à ma promesse envers Toi autant que je le peux. Je cherche refuge en Toi contre le mal de ce que j’ai accompli. Je reconnais Tes bienfaits sur moi et je reconnais ma faute. Pardonne-moi, car nul ne pardonne les péchés en dehors de Toi. »
Le Prophète ﷺ a précisé que celui qui récite cette invocation avec conviction le matin et décède dans la journée, ou le soir et décède dans la nuit, est parmi les habitants du Paradis. (Bukhari)
Simple et profonde, cette formule peut être répétée à tout moment :
أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ الْعَظِيمَ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ وَأَتُوبُ إِلَيْهِ
Astaghfirullaha al-azim alladhi la ilaha illa huwa al-hayyu al-qayyumu wa atubu ilayh.
Traduction : « Je demande pardon à Allah, le Très Grand, Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, le Vivant, le Subsistant, et je me repens vers Lui. »
Cette invocation est directement tirée du Coran (Sourate Al-A’raf, verset 23). C’est la supplication d’Adam et Ève après leur épreuve :
رَبَّنَا ظَلَمْنَا أَنفُسَنَا وَإِن لَّمْ تَغْفِرْ لَنَا وَتَرْحَمْنَا لَنَكُونَنَّ مِنَ الْخَاسِرِينَ
Rabbana zalamna anfusana wa in lam taghfir lana wa tarhamna lanakunnana minal-khasirin.
Traduction : « Seigneur, nous avons été injustes envers nous-mêmes. Si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons assurément parmi les perdants. »
Réciter une invocation est un acte fort, mais les savants de l’islam s’accordent sur le fait que le tawbah authentique repose sur trois piliers :
Si la faute concerne autrui, il faut également réparer le tort causé autant que possible — rembourser une dette, présenter des excuses, restituer un bien.
Il n’existe pas d’heure unique pour demander pardon. Le dernier tiers de la nuit est toutefois particulièrement recommandé — c’est le moment où, selon le hadith, Allah descend vers le ciel le plus bas et appelle : « Qui invoque pour que je réponde ? Qui demande pour que je donne ? Qui cherche pardon pour que je pardonne ? » (Bukhari, Muslim)
La régularité compte plus que l’intensité ponctuelle. Intégrer l’istighfar à ses adhkar quotidiens — comme on le fait pour les invocations de détresse — construit une relation continue avec Allah.
Si tu traverses une période difficile et que la peur ou l’anxiété t’accompagne, sache que les invocations contre l’anxiété peuvent compléter utilement cette démarche de repentir.
L’invocation pour obtenir le pardon en islam est bien plus qu’une formule. C’est un pont entre l’âme humaine et la miséricorde divine. Le fait même de vouloir se repentir est déjà une lumière — elle vient d’Allah. Alors ne laisse pas la honte ou le découragement t’éloigner de ce chemin. La porte est ouverte, maintenant, pour toi.
Oui, absolument. Allah comprend toutes les langues et connaît l’intention du cœur. Les invocations arabes sont précieuses car elles sont celles transmises par le Prophète ﷺ, mais prier sincèrement dans sa propre langue est tout à fait valable, notamment en dehors des prières rituelles.
Il n’existe pas de nombre magique. Ce qui compte, c’est la sincérité du repentir, pas la quantité. Cela dit, le Prophète ﷺ recommandait de pratiquer l’istighfar régulièrement — lui-même en récitait plus de soixante-dix fois par jour, malgré son rang élevé auprès d’Allah.
Le Coran affirme clairement : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Certes, Allah pardonne tous les péchés. » (Sourate Az-Zumar, 53). L’unique péché que le repentir ne peut effacer est le shirk (associationnisme) si on décède sans s’en être repenti.
Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.
30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

E-book gratuit offert par l’Institut Al-dirassa pour apprendre la langue Arabe
OÙ POUVONS-NOUS VOUS ENVOYER VOTRE EBOOK GRATUIT ?