Introduction
Le nabr en tajwid désigne une légère élévation de la voix lors de la récitation du Saint Coran. Il se manifeste sous cinq formes distinctes, notamment lorsqu’il accompagne le Madd Al-Lâzim, c’est-à-dire une prolongation suivie d’une chadda.
1. La prolongation avec un Madd Al-Lâzim accompagné d’une chadda
Une légère élévation de la voix se produit lorsque l’on marque un arrêt sur un mot. Les savants ont établi cette règle afin d’éviter de produire une ghunna sur la lettre qui suit la prolongation (madd).
Exemples :
صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ
Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés. (1:7)
قُلْ أَتُحَاجُّونَنَا فِي اللَّهِ وَهُوَ رَبُّنَا وَرَبُّكُمْ
Dis : « Discutez-vous avec nous au sujet d’Allah alors qu’Il est notre Seigneur et votre Seigneur ? » (2:139)
الْحَاقَّةُ
L’Inéluctable. (69:1)
2. L’arrêt ou la pause sur un mot se terminant par une hamza (ء)
Le nabr est utilisé pour signaler subtilement la présence de la hamza (ء), afin d’éviter soit d’exagérer sa prononciation, soit de la supprimer complètement.
Exemples :
وَأَنزَلَ مِنَ السَّمَاءِ مَاءً فَأَخْرَجَ بِهِ مِنَ الثَّمَرَاتِ رِزْقًا لَّكُمْ
Et Il a fait descendre du ciel une eau par laquelle Il a fait sortir des fruits pour votre subsistance. (2:22)
قَالَ سَآوِي إِلَىٰ جَبَلٍ يَعْصِمُنِي مِنَ الْمَاءِ
Il dit : « Je vais me réfugier sur une montagne qui me protégera de l’eau. » (11:43)
قَالُوا أَنُؤْمِنُ كَمَا آمَنَ السُّفَهَاءُ
Ils disent : « Croirons-nous comme ont cru les faibles d’esprit ? » (2:13)
3. Utiliser le Nabr pour mettre en évidence la chadda de la dernière lettre lors d’un arrêt
لِّكُلِّ نَبَإٍ مُّسْتَقَرٌّ
À chaque annonce son accomplissement. (6:67)
إِلَّا الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ
Sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, se recommandent mutuellement la vérité et se recommandent mutuellement la patience. (103:3)
4. Accentuer le Nabr lorsque les lettres ي ou و portent une chadda
Exemple :
إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ
C’est Toi seul que nous adorons et c’est Toi seul dont nous implorons le secours. (1:5)
5. Accentuer le Nabr pour les verbes se terminant par un Alif (ا) dans les formes du duel ou du pluriel
Lorsque deux soukounes se suivent, la règle impose généralement la suppression de la prolongation (madd). Toutefois, pour indiquer la suppression de cet alif (ا), on utilise le nabr. Cela évite la production d’une ghunna et permet de préserver le sens du verset.
Exemples :
حَتَّىٰ أَتَانَا الْيَقِينُ
Jusqu’à ce que nous vienne la certitude. (74:47)
وَقَالَا الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي فَضَّلَنَا عَلَىٰ كَثِيرٍ مِّنْ عِبَادِهِ الْمُؤْمِنِينَ
Ils dirent : « Louange à Allah qui nous a favorisés par rapport à beaucoup de Ses serviteurs croyants. » (27:15)
Conclusion
Félicitations, vous avez terminé l’ensemble des leçons de tajwid ! À l’Institut Al-Dirassa, nous vous proposons d’approfondir davantage les règles du tajwid sous la supervision d’un enseignant qualifié. Si vous souhaitez poursuivre votre apprentissage ou obtenir des éclaircissements sur certains points, n’hésitez pas à nous contacter.
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